Le processus de métallisation est obligatoire pour la plupart des échantillons. Le service CAMPARIS dispose d’un métalliseur au carbone et d’un métalliseur or – palladium.

Métalliser au carbone

Une technique éprouvée pour la plupart des échantillons
Modèle : Edwards Auto 306

Le carbone est déposé en couche fine d’une dizaine de nanomètre par vaporisation d’un crayon de graphite pur.

La métallisation au carbone est couramment utilisée car facile à réalisation et résistante dans le temps.

Ses qualités de conduction sont adaptées à la plupart des échantillons analysés via les techniques utilisant des faisceaux électriquement chargés (microscopie électroniques, microsonde électroniques, microsondes protoniques).

Ce mode de métallisation présente en outre l’avantage d’absorber très faiblement les rayons X émis par l’échantillon et donc de maximiser le signal reçu par les spectromètres WDS. Elle offre également de bonnes conditions de calibration.

Métalliser à l'or

L'alternative lorsque la métallisation au carbone n'est pas possible
Modèle : Jeol JFC – 1100

Un alliage d’or et de palladium est ionisé dans un plasma et redéposé en fine couche.

La métallisation à l’or (ou à l’or – palladium) offre un conduction électrique très efficace qui diminue le risque d’accumulation des charges électriques sous les faisceaux électroniques, protoniques et ioniques.

Son usage est indiqué pour les faisceaux de forte intensité mais aussi quand l’étude porte sur les teneurs en carbone d’échantillons naturels ou synthétiques.

Cette métallisation reste cependant très fragile et difficile à utiliser pour la quantification car la calibration requiert la même épaisseur d’or sur les standards et les échantillons, au nanomètre près.